Michel DAVID Conseil
La crise qui frappe l'économie mondiale n'est qu'un aspect d'une mutation plus large. Le risque climatique s'ajoute au grand désordre économique, venant miner les institutions et mettre en danger la démocratie. Face aux marchés, le risque est grand en effet de voir se développer populismes et replis identitaires.
Nous devons cependant nous inscrire pleinement dans le monde tel qu'il est : la globalisation est tout autant économique et financière qu'humaine et culturelle. Nous vivons désormais dans une société marquée par l'incertitude et le risque. Nous faisons l'expérience de la contingence, d'un futur illisible.
Une telle mutation marque la fin d'un cycle. C'est toute une conception du développement économique comme de l'action publique qui s'épuise. (...)

Les entreprises privées devront désormais combiner la performance et la compétitivité qui est le coeur de leur métier et l'utilité sociale qui appellera nécessairement de nouvelles formes d'organisation du travail plus soucieuses de reconnaissance et d''égalité de traitement.
Les entreprises sociales sont confrontées à la fin du règne de la subvention. Elles devront combiner l'utilité sociale qui est leur projet même et un modèle économique crédible.
Les territoires doivent développer leur attractivité mais ceci ne peut se faire aux dépens de la prise en compte des besoins fondamentaux des populations qui y habitent et travaillent.
C'est donc un changement radical de contexte, une crise de syntaxe et de sens qui nous affecte. Nous pensions que la terre était plate, nous découvrons qu'elle est ronde !
Cette situation de crise est angoissante et l'ampleur du changement à conduire peut décourager.
Mais c'est aussi le temps des événements, des surprises, et des créateurs. Le temps de la rupture est une fenêtre ouverte à condition de développer les conditions de la créativité qui permettra l'innovation.
Un développement humain respectueux de son environnement est devenu notre horizon. C'est une formidable expérience de recréation à laquelle nous sommes convoqués. Je veux y contribuer.
MDV ! intervient dans le vaste domaine de la cohésion sociétale.
Par cohésion sociétale, j'entends tout ce qui permet de faire société. En vrac, la gestion des espaces publics, les politiques d'égalité et de diversité, la lutte contre les discriminations, la médiation, l'organisation de l'autonomie contre la dépendance pour les personnes âgées et des personnes handicapées, les politiques de recrutement et d'accès à l'emploi notamment pour les jeunes, les projets de territoires, les nouveaux produits de logement social, le développement culturel et artistique, l' éducation populaire et la démocratie.
La cohésion sociétale est donc un pilier du développement durable au côté du développement économique, de la culture et de l'excellence environnementale.
Le développement durable sera humain ou ne sera pas.
Loin d'être une dépense, la cohésion sociétale est un investissement. Elle appelle de nouvelles formes de coopération entre le marché et le public. Comme d'autres secteurs, la cohésion sociétale mérite un pôle de compétitivité favorisant la créativité, l'innovation et la recherche-développement en mutualisant les ressources du territoire.
J'ai la conviction que le Nord-Pas-de-Calais peut initier le premier pôle de compétitivité de la cohésion sociétale.
C'est le sens de mon action quand je promeus la création d'écosystèmes créatifs favorisant la créativité économique dans le champ de la cohésion sociétale, quand j'encourage la formation de managers de l'innovation sociétale dans les organisations, quand je souhaite accompagner le changement stratégique des grandes entreprises sociales confrontées à la mutation de leur environnement.
De la même manière c'est dans le même esprit que je veux accompagner les territoires à la refondation de leur projet dans une logique de développement urbain, durable et social, et faire de la culture une ressource stratégique.
Je mène mon action en tant que consultant indépendant, mais je m'inscris systématiquement dans des partenariats de compétences avec des organisations ou des personnes avec lesquelles nous partageons les mêmes principes éthiques.
C'est pour cela que je soutiens et participe au développement d'une association sans but lucratif I+C, un réseau de compétences dont l'objectif est de favoriser la création d'un espace collaboratif dans une logique de production intellectuelle activant l'innovation.





